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L'Agneau de Dieu dans la Bible

L'Agneau de Dieu est un symbole christologique qui traverse toute la Bible. Cette image trouve ses racines dans l'Ancien Testament avec l'agneau pascal de l'Exode, sacrifié pour protéger les Hébreux de la dernière plaie d'Égypte. Le sang de l'agneau sur les portes assurait leur salut.

Dans le Nouveau Testament, Jean-Baptiste désigne Jésus comme "l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde" (Jean 1:29). Cette identification fait de Jésus l'accomplissement des sacrifices d'agneaux du Temple de Jérusalem. Sa mort sur la croix, survenue pendant la Pâque juive, est interprétée comme le sacrifice ultime et définitif pour le pardon des péchés de l'humanité.

L'Apocalypse développe abondamment ce thème : l'Agneau immolé y apparaît glorifié, recevant l'adoration céleste. Il détient le pouvoir d'ouvrir le livre scellé et représente à la fois la vulnérabilité du sacrifice et la puissance de la rédemption.

Cette métaphore exprime ainsi plusieurs dimensions théologiques : l'innocence de la victime sacrificielle, la continuité entre Ancien et Nouveau Testament, et le caractère substitutif du sacrifice du Christ. L'agneau symbolise la douceur et la pureté, qualités attribuées à Jésus dans sa mission salvifique. Lire la suite de l'étude

L'appel de Lévi

L'appel d'un collecteur d'impôts et le repas partagé avec les pécheurs révèlent le cœur de la mission de Jésus. Les collecteurs d'impôts, collaborateurs de l'occupant romain et exploiteurs de leurs compatriotes, étaient parmi les plus méprisés de la société juive, exclus de la synagogue et de toute vie religieuse.

Jésus appelle Lévi/Matthieu avec une autorité souveraine : "Suis-moi." Sans hésitation, l'homme abandonne tout pour le suivre et organise un grand festin où se retrouvent collecteurs d'impôts et pécheurs. Ce repas scandalise les Pharisiens pour qui la communion de table signifiait approbation et compromission avec l'impureté.

La réponse de Jésus est décisive : "Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs." Il se présente comme le médecin divin envoyé pour guérir, renversant la logique pharisienne qui excluait les pécheurs jusqu'à leur conversion. Chez Jésus, l'inclusion précède et facilite la transformation.

Matthieu ajoute une citation prophétique d'Osée : "C'est la miséricorde que je veux, non le sacrifice", opposant la religion du cœur au formalisme rituel. Ce récit définit le Royaume comme un grand festin où tous les exclus sont invités, préfigurant la table eucharistique où Jésus donne son corps pour les pécheurs. L'Église est ainsi définie comme une communauté de pécheurs pardonnés qui accueillent d'autres pécheurs dans la miséricorde transformatrice du Christ. Lire la suite de l'étude